L’improvisation théâtrale pour gagner confiance en soi


L’improvisation théâtrale, croyez-le ou non, est une sorte de baguette magique de l’épanouissement personnel, une bonne fée, pour vous aider à faire face à votre timidité et votre manque de confiance en vous !

En fait, rien de vraiment sorcier là-dessous, c’est une méthode qui permet simplement, dans les limites d’un espace scénique, de remettre l’individu et ses forces au cœur de toute réflexion. On y panse les blessures de l’ego et on apprend à faire de chacune de nos failles des aptitudes, voire des talents. La liste de nos difficultés devient plus légère ! 

Gagner en confiance, seul ou en public

Combien de fois, chez Tadam, avant le lancement d’un atelier, a-t-on entendu des gens dire "l'impro ce n’est pas pour moi, je suis timide, je ne suis pas intéressant, c'est un truc pour les grandes gueules, je doute trop, je manque d’assurance !", comme si être timide, se sentir fragile, était quelque chose d’inné et de définitif. 

Hé bien c'est complètement faux, les vrais timides qui ont su trouver un tout petit peu de courage pour franchir le pas le confirment. L'improvisation théâtrale est une discipline taillée sur mesure pour les timides. Il n’y a que le premier pas qui compte. 

Pourquoi ? Parce qu’on y explore progressivement les bases de l’estime de soi, en douceur, pour que chacun à son rythme puisse consolider les bases de sa confiance, de son identité, ce qui fait de lui quelqu’un de particulier. Il ne s’agit bien sûr pas d’être immédiatement seul en scène et le centre de toutes les attentions, cela se fait en toute cohérence, en douceur, les intervenants Tadam aiment d’ailleurs bien répéter que « ça ne fait pas mal » 

Car oui, le manque de confiance en soi est à la fois source et conséquence de craintes, de douleurs, de repli, de souffrances. Aller au-delà de ces frontières peut-être un cheminement long et complexe, surtout si l’on est seul. Choisir l’improvisation théâtrale, c’est faire le choix du vrai pas en avant, en étant accompagné !

Découvrons ensemble pourquoi et comment l’improvisation théâtrale permet de reprendre confiance en soi : 

Une question d’estime de soi avant tout 

  1. La timidité, c’est avant tout une question d’image. Notre principale préoccupation : accepter le regard de l’autre, mais aussi supporter son propre regard. On aime répéter en atelier d’impro que les exigences les plus sévères sont souvent les nôtres, les mécanismes d’autodépréciation peuvent être bien ancrés et très violents « je ne saurais jamais faire, j’en suis incapable, je suis nulle, je suis fragile, je n’ai pas d’idée, je ne vaux rien… » Autant d’affirmations incisives qu’on peut entendre sur nos ateliers. Si l’on parvient à les gommer, à lâcher prise et à se montrer plus tolérant avec soi-même, on découvre une liberté qui va au-delà de nos doutes et de nos peurs. C’est la première barrière à franchir et elle est le résultat de notre propre jugement, de notre propre volonté de maitrise et de contrôle de notre image. Ce que les gens peuvent penser de nous passe avant tout par ce que nous pouvons penser de nous-mêmes. Les autres, les « gens », la société n’en sont qu’un reflet. Se faire confiance, c’est donc avant tout se donner la possibilité de faire, en faisant fi des regards et des jugements. 

  2. A travers l’improvisation théâtrale, dans le cadre de nos ateliers, nous développons ensuite tout un tas de techniques qui permettent de renforcer cette confiance en soi qui peut faire défaut, on les travaille sur la durée pour se donner la possibilité de se les approprier et aller ainsi au-delà des images négatives que l’on peut se faire de soi-même. La première : se moquer des conséquences (qu’on imagine souvent catastrophiques, dans la théâtralisation qu’on s’en fait) et s’autoriser l’échec. Se tromper est porteur de belles leçons, « c’est en se plantant qu’on pousse » et avec patience, persévérance mais aussi indulgence, on apprend à se redécouvrir et derrière chaque chute, chaque trébuchage, chaque hésitation, chaque situation inconfortable, on se sent plus riche d’apprentissages nouveaux, on se sent plus robuste. Il est évident qu’il est impossible de toucher de suite à la perfection (quelle serait-elle d’ailleurs ?), mais l’improvisation nous apprend cela : il vaut mieux proposer de l’approximatif, des maladresses, des imperfections, que de ne rien proposer du tout. 

  3. Grace à ces tentatives, aussi fragiles et lentes soient elles, on va pouvoir identifier ses points forts et sa zone de confort dont les frontières sont celles de ce que nous maitrisons déjà. Par exemple, être capable d’accepter ses défauts, son corps, ses particularités, et être capable d’avancer en les valorisant, au point d’en faire des points forts. Et bien sûr, on va aussi alors être en mesure d’énumérer nos qualités, comme autant de petites pistes de réconfort. Même s’il est difficile au départ d’affirmer « je suis douée », « je suis fort », « je suis capable », ces petites phrases s’imposeront d’elles-mêmes en vous comme de petites voix encourageantes. Ces mêmes petites voix qui ne sont d’ailleurs pas toujours intérieures : l’impro nous apprend aussi à écouter davantage ce que l’on dit de nous. 

  4. Au fur et à mesure, les zones de sécurité étant identifiées, on peut aller plus loin, à son rythme et relever des défis de plus en plus complexes, les uns après les autres,à son rythme. Se sentir mieux passe aussi par la fierté de la petite victoire personnelle, se fixer des petits challenges, pour dépasser nos croyances limitantes, et gagner ainsi en aisance, physique, verbale et émotionnelle. Notre posture est plus forte, on se sent progressivement plus solide et plus légitime, notre sentiment de sécurité intérieure se renforce. 

  5. Parmi les techniques qui augmentent ce sentiment de confiance en soi, l’improvisation propose aussi de nombreux exercices qui réconcilient avec le rapport au corps et à l’instant: détente, relaxation, jeux de respiration et d’ancrage, pratiques issues de la sophrologie et la méditation. L’impro exige d’être dans l’instant et centré sur les sensations corporelles plutôt que sur les cogitations qui génèrent de l’anxiété. En s’écoutant et en revenant à l’instant (« ici et maintenant », du latin hic et nunc), on estompe l’angoisse de l’anticipation pour être au fur et à mesure plus facilement et sereinement au contact de l’autre, de son regard, de son corps, on apprivoise son jugement et on restaure ainsi notre rapport à notre propre jugement.

Travailler sur soi et son estime : franchir le pas

Vaincre sa timidité et sortir de sa zone de confort 

  1. Et cette étape nous mène avec évidence à la suivante : aller au contact de l’autre, se familiariser avec son regard, construire ensemble des histoires, des personnages, des projets, c’est possible grâce à l’improvisation théâtrale qui permet de retrouver une confiance, une aisance relationnelle autour d’un objectif collectif. Au contact de l’autre, des autres, on se réconcilie avec nos atouts : dans le regard de l’autre, on existe à nouveau avec une image positive et forte. C’est l’autre, sur le plateau scénique, qui va valoriser nos qualités, celles du jeu bien sur « tu es drôle, tu es créatif, tu es spontané, tu es émouvant… », mais aussi ces qualités humaines qu’on n’avait pas osé relever. Les ateliers d’impro s’articulent autour d’une dynamique de groupe (une quinzaine de personnes en général), source d’une énergie positive et bienveillante. Ce miroir de nous-même que nous offre le groupe peut nous mettre sur la voie du changement, en acceptant cette nouvelle image de nous-mêmes qui viendra peut-être ébranler nos habitudes et nos certitudes, nous autorisant à aller vers l’inconnu, la nouveauté, la prise de risque. Autant de forces nouvelles qui trouveront sens dans notre vie professionnelle et personnelle, dans toute situation de rapport à l’autre. 

  2. Évoluer sur ces questions très personnelles est privilégié dans le cadre bienveillant, respectueux et inoffensif du jeu: on ne se met pas en danger puisqu’on joue, on joue à être quelqu’un d’autre, on joue à raconter des histoires, on joue à faire passer des émotions. Mais au-delà du jeu, on s’implique et arrive alors l’authenticité, celle-là même qui va nous permettre de nous positionner avec plus de certitude, de crédibilité et de conviction. La timidité et le stress sont alors dépassés, ils laissent entrevoir, parfois avec surprise, celui qu’on est vraiment, peut-être audacieux, charismatique, drôle, poétique... On parvient alors à s’affirmer, sur scène bien sûr dans le contexte des ateliers, mais aussi professionnellement ou dans un cadre plus personnel, amical, scolaire ou même intime. 

  3. Puis finalement, on va se permettre d’être plus à l’aise sur des objectifs plus complexes, qui nous semblaient peut-être inaccessibles, mais la sensation de danger s’estompe, on retrouve contenance et même audace : prendre la parole en public, affirmer des idées fortes, défendre et argumenter un point de vue, être le centre des attentions, s’assumer, porter avec conviction ses différences, être sûr de soi en toutes circonstances : une fois toutes ces étapes dépassées, il devient aisé et même agréable de s’afficher aux yeux des autres. La peur du ridicule ou du jugement, la négativité s’évaporent, au point de pouvoir affirmer, comme nous l’entendons parfois après quelques ateliers « maintenant je n’ai plus peur, j’ose être moi ». Plus de comparaisons injustes avec les propositions, l’attitude ou la posture des autres : c’est votre identité qui s’affirme, originale, unique, singulière.  Il est alors à nouveau possible de retrouver un sentiment de reconnaissance de vos valeurs, de votre intelligence, de vos compétences et de vos talents et donc, enfin, une forme de quiétude. 

 

 


Laissez un commentaire


Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être affichés