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Bouger pour comprendre - Jouer pour apprendre

Construire une histoire au bout de ses doigts.

Il y a bien longtemps, ma mémoire me fait défaut, j'ai entendu dans un stage ou lu sur un site cette jolie métaphore de la narration. Malgré mes recherche, je ne parviens pas à le retrouver alors je la retranscris ici (si quelqu'un en connait l'origine, elle est la bienvenue). Il s'agissait pour illustrer le schéma narratif de se servir de ses cinq doigts, et j'ai souvent utilisé cette image, très visuelle en atelier, pour aider mes élèves à retenir les bases de la construction d'une histoire. 

Le schéma narratif au bout des doigts

1. Le petit doigt – La situation initiale

Celui qui entend tout, qui observe tout ("c'est mon petit doigt qui m'a dit...")

  • On regarde le monde tel qu’il est

  • Qui sont les personnages ?

  • Où sommes-nous ?

  • Qu’est-ce qui fonctionne (ou pas encore) ?

C’est le temps de l’écoute et de l’observation. Rien ne bouge encore.

2. L’annulaire – Les relations

Celui qui relie (le doigt de l'alliance) 

  • Les liens entre les personnages

  • Les alliances, les tensions, les habitudes

  • Ce qui attache, ce qui empêche

On comprend comment les personnages sont liés entre eux et au monde.

3. Le majeur – L’enjeu / le problème

Le doigt d’honneur : ça coince !

  • Le conflit et/ou l'enjeu apparaît

  • Quelque chose ne va plus

  • Une rupture, une injustice, un manque, un danger

C’est le cœur dramatique : “ça ne peut plus continuer comme ça”.

4. L’index – La quête / l’action

Celui qui montre la direction

  • Que va-t-on faire pour résoudre le problème ?

  • Quelle décision est prise ?

  • Vers quoi on va, malgré les obstacles

On passe à l’action. Le personnage choisit une direction.

5. Le pouce – La situation finale

Celui qui valide : ça marche ou pas

  • Le problème est-il résolu ?

  • Qu’est-ce qui a changé ?

  • Le monde est différent d’avant

On regarde le chemin parcouru et ce qu’il en reste

Cette métaphore simple et corporelle permet de mettre les mains dans l’histoire, de la rendre tangible, et surtout de laisser une trace mémorable dans l’esprit des élèves. Elle rappelle que raconter une histoire n’est pas seulement un acte intellectuel : c’est un chemin que l’on parcourt avec ses sens, ses gestes et son imagination.

Mais le storytelling ne se limite pas aux ateliers ou à la création artistique. Dans le monde professionnel, savoir structurer un récit peut transformer une présentation, un pitch, ou même une réunion en un moment clair, impactant et convaincant. Dans la vie personnelle, raconter une histoire aide à partager une expérience, transmettre des valeurs ou se souvenir des événements de manière vivante et engageante. Dans l’éducation, la formation et le coaching, le récit structuré facilite la mémorisation, la compréhension et l’adhésion à une idée.

En somme, comprendre le schéma narratif et savoir l’appliquer, même de manière ludique avec une main et cinq doigts, développe l’intelligence narrative, favorise l’écoute, renforce la cohésion, stimule la créativité, libère la parole et améliore la communication dans tous les domaines de la vie.


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