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Bouger pour comprendre - Jouer pour apprendre

Et si on arrêtait de parler de "coachs" ?

À partir de cette année, chez Tadam, nous n'utiliserons plus le mot coach.

À la place, nous parlerons de clapeur.euse.

Ce n'est pas un effet de style. Ce n'est pas non plus une volonté de nous distinguer à tout prix. C'est simplement un mot qui nous ressemble davantage.

Le mot coach laisse parfois entendre qu'une personne détient une vérité, une méthode ou un chemin que les autres devraient suivre. Bien sûr, ce n'est pas toujours le cas, mais c'est une image qui peut exister.

Or, ce n'est pas notre manière de transmettre.

Chez Tadam, nous croyons que personne ne sait mieux jouer qu'un autre. Il existe mille façons d'être improvisateur, mille sensibilités, mille chemins possibles. Notre rôle n'est pas de fabriquer des élèves qui nous ressemblent. Il est de créer les conditions pour que chacun découvre sa propre manière d'être sur scène.

Le mot clapeur.euse nous plaît parce qu'il évoque celui qui lance une scène, qui ouvre une possibilité, qui accompagne un mouvement. Il n'est pas devant. Il n'est pas au-dessus. Il est avec.

Être clapeur.euse, c'est proposer plutôt qu'imposer. C'est observer, questionner, encourager, parfois bousculer, toujours dans l'idée d'aider l'autre à trouver ses propres réponses. C'est accepter que les élèves nous apprennent autant que nous leur transmettons. C'est croire que l'intelligence d'un groupe est souvent plus riche que celle d'une seule personne.

Cette vision nous conduit naturellement à faire un autre choix fort cette année : celui de la transversalité.

Concrètement, les clapeur.euse ne seront plus annoncés en amont des ateliers. Non pas parce qu'ils n'ont pas d'importance, mais précisément parce que nous souhaitons que le choix d'un atelier repose avant tout sur votre envie, votre objectif et ce que vous avez envie d'explorer, plutôt que sur la personne qui l'anime.

Au fil de l'année, chacun aura également l'occasion d'être accompagné par plusieurs clapeur.euse. Chacun apporte son regard, sa sensibilité, ses questions, son énergie. Aucun n'a "la" bonne façon de faire, mais chacun peut ouvrir une porte différente.

Nous croyons profondément que c'est dans cette diversité que l'on grandit. Rencontrer plusieurs manières d'accompagner, c'est aussi apprendre à ne pas dépendre d'une seule vision, à développer son propre regard et à construire son propre langage de jeu.

Ce changement de mot traduit donc une évolution plus large de notre école. Une volonté de plus d'horizontalité, de circulation, de confiance et d'autonomie. Nous souhaitons que chacun puisse prendre sa place, expérimenter, essayer, se tromper, proposer, sans avoir le sentiment qu'il existe une seule bonne manière de faire.

L'improvisation est un art vivant. Elle nous apprend que les plus belles découvertes naissent rarement des certitudes. Alors nous ne renions pas le mot coach. Il a accompagné une partie de notre histoire et beaucoup de personnes le portent avec talent et générosité.

Simplement, aujourd'hui, clapeur.euse raconte mieux ce que nous voulons construire ensemble.

Une école où l'on accompagne plus qu'on dirige.

Une école où l'on cherche plus qu'on affirme.

Une école où l'on grandit grâce à la richesse des regards.

Une école où chacun a le droit d'inventer sa propre façon de jouer.

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